Trois écoles d’ingénieur de l’Université de Lorraine accompagnent la création d’une école supérieure des mines et de la métallurgie à Moanda au Gabon.

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Lundi 6 juin 2016, le président Ali Bongo Ondimba a inauguré l’École des Mines et de la Métallurgie de Moanda, cofinancée par l’État gabonais et le groupe français Eramet pour former une main-d’œuvre qualifiée dans le deuxième pays producteur de manganèse au monde.

L’École, cofinancée par l’État gabonais et Eramet, a coûté plus de 12 milliards de francs CFA et s’étend sur 40 hectares. Elle doit ouvrir ses portes en septembre 2016 et accueillera 120 élèves.

L’objectif est de former des cadres de haut niveau dans la prospection minière, l’extraction des minerais et la métallurgie, avec l’appui pédagogique d’experts de l’École Nationale Supérieure de Géologie, l’École Nationale Supérieure des Industries Chimiques et Mines Nancy. Ces experts, directeurs, enseignants ont accompagné Eramet dans le projet, notamment pour l’élaboration des contenus pédagogiques, la structure administrative de l’E3MG (Ecole supérieure des mines et de la métallurgie de Moanda), la définition des besoins en locaux et l’accréditation des diplômes tout au long de l’année 2016.

Le partenariat se poursuit actuellement pour le recrutement des enseignants, leur formation et le recrutement des étudiants de la première promotion.

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Marc Chaussidon, directeur de l’Institut de physique du globe de Paris

marcfig.pptxMarc Chaussidon est nommé directeur de l’Institut de physique du globe de Paris le 26 mars 2016 (lire sur AEF). Ingénieur géologue, diplômé de l’École nationale supérieure de géologie de Nancy en 1985, il est titulaire d’une thèse de l’INPL (Institut national polytechnique de Lorraine) en1988, et d’une HDR de l’INPL (1998). Il est nommé chargé de recherche (CR2) du CNRS en1988, puis directeur de recherche (DR1) du CNRS en 2008 au Centre de recherches pétrographiques et géochimiques de Nancy. Il est ensuite nommé DR1 du CNRS le 1er janvier 2014 à l’IPGP (Institut de Physique du Globe de Paris). Marc Chaussidon est également professeur chargé de cours d’exercice incomplet à l’École Polytechnique (département de physique) depuis 2008.

Deux géoliens remportent le Karelian Gold Rush Challenge

12804808_1030670166998281_1517866944101070151_n 733_1031491320249499_5656684038976167430_nCaroline Izart et Loïc Salesses, deux étudiants de troisième année à l’École nationale supérieure de géologie de Nancy (option « Génie et gestion des matières premières minérales ») viennent de remporter un prestigieux prix de 40 000 $ du Karelian Gold Rush Challenge grâce à leur proposition « Multi criterion analysis for orogenic gold deposits, Karelian Gold Line ».

Le Karelian Gold Rush[1] a été lancé à l’occasion du PDAC[2] par la compagnie Endomines en 2015. Cette compagnie possède plusieurs mines en Finlande, notamment dans l’Est, sur la Karelian Gold Line, où elle exploite déjà de l’or dans les mines de Pampalo et Rämepuro.

Le but du concours est simple : la société met à disposition toutes ses données (des points de géochimique sur 40 km, plus de 75 km cumulés de forages, géophysique héliportée…) et les participants doivent analyser ces éléments pour établir de nouvelles cibles. Les expériences de ce type menées précédemment, notamment au Canada, ont montré un réel apport par rapport à l’exploration « en interne », dans la mesure où un regard extérieur permet d’apporter des idées nouvelles (80 % des cibles inconnues de GoldCorp Canada, soit 50 % des cibles proposées, se sont révélées minéralisées). Voir : http://goldrush.endomines.com/news/crowdsourcing-in-mineral-exploration.

Caroline et Loic étant tous deux spécialisés en géologie minière, ont décidé de participer à cet Exploration Challenge dans le but premier de faire face à un premier vrai cas d’exploration et dans un second temps d’apprendre à manipuler un réel set de données. Cela leur a également apporté davantage de connaissances sur les ceintures archéennes (>2.5 Ga).

Dégrossir toutes ces données (plus 21 Go) fut la première difficulté, mais une fois cette étape passée, ils ont pu tester de nombreuses idées pour le ciblage de gisements d’or. Notamment, ils se sont attachés à retracer, à chaque fois que c’était possible, les chemins empruntés par les fluides hydrothermaux à l’origine des veines d’or. Tout au long de leur travail, ils ont été encouragés et soutenus par Jean-Jacques Royer, Anne-Sylvie André-Mayer et Irvine Annesley, enseignants à l’Université de Lorraine.

Le jury était composé de géologues reconnus : du Dr en géologie structurale Paul Evins, du Dr en géochimie Denis Schlatter, du géophysicien Turo Ahokas et de Markus Ekberg, Chef Exécutif d’Endomines. Les équipes concurrentes étaient pour la plupart composées de géologues actifs et expérimentés.

La reconnaissance de leur travail par ces professionnels (1re place) est un premier pas vers leur insertion dans le monde des prospecteurs.

[1] http://goldrush.endomines.com/

[2] http://www.pdac.ca/

http://finance.yahoo.com/news/endomines-ab-endomines-announces-winners-110500439.html